Article proposé par JeanClaudeGrognet, paru le 26/04/2016 07:52:40
Rubrique : Les références > Dressage : technique, lu 1549 fois. Pas de commentaires
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Points de vues: des Longues Rênes au Dressage (5/5)


 

                                                                                                 

 

attelage.org ouvre une tribune où seront rassemblés les avis sur les Longues Rênes en particulier et le Dressage en général. Cette tribune sera réactualisée à la première page à chaque nouvelle intervention.

Acteurs débutants ou confirmés, enseignants ou experts, n'hésitez pas à donner votre opinion ou répondre à un avis. Des photos peuvent être proposées. 

Envoyez vos contributions à : contact@attelage.org pour publication.

 

 

TRIBUNE OUVERTE

 

Jean Claude GROGNET (26/4/2016) suite 

 

 

“Science sans conscience n'est que ruine de l'âme ” ....”.Pratique” sans “culture” c’est beaucoup de temps perdu....

        

Tout à fait d’accord , mais pour moi la lecture des livres portant sur le dressage du cheval  vient en support de la pratique et non pas comme "préformation" à la pratique. Les interprétations sont tellement nombreuses et contradictoires selon l’éclairage et les connaissances que l'on a et avec lesquelles on lit,  " Les livres d'équitation n'apprennent qu'à ceux qui savent déjà ".

        

Lire c’est bien mais c’est largement insuffisant, il faut éduquer en pratique avec des chevaux d’école formés. Je parle d’expérience, pour avoir relu certains livres à des périodes différentes, pour m’apercevoir que je n’avais rien compris auparavant, ou qu’il manquait une notion à ce que j’avais lu. Pourquoi ? parce que le dressage du cheval est surtout fait  de sensations, de connaissances techniques, et de l'image juste de la locomotion du cheval. Les  sensations, la technique, et la juste vision ne peuvent se décrire facilement... surtout lorsqu’elles se déplacent dans les 3 dimensions, latérale, longitudinale et verticale.

        

La cible des LR devrait être la population dressage ou attelage qui pratiquent la compétition après le G7, c’est là qu’il faut porter le poids de l'enseignement. Les LR seront sans effet sur l’apprentissage du dressage du cheval si les LR techniques ne se développent pas.

         Les LR en Club sont une animation, et espérons aussi une approche pour la suite. Certes cette animation est une source de revenus pour les Clubs, mais on se trompe de cible si on ne porte pas la priorité sur le développement des LR techniques. Il serait aussi souhaitable que ces LR techniques soient jugées par au moins un juge de Dressage.

         Je suis aujourd'hui très pessimiste sur ce que l'on fera de cette nouvelle discipline.

Mais ce n'est que mon avis,

 

 Vital LEPOURIEL ( 21/4/2016) suite

 

“Science sans conscience n'est que ruine de l'âme ” ....”.Pratique” sans “culture” c’est beaucoup de temps perdu....

As tu lu “Education du jeune cheval” et “Procédés pour développer le tact équestre” ? L’on y trouve les réponses à bien des questions...

Les pratiquants qui commencent veulent déjà être aux jeux olympique...les doux rêveurs.!!! Il faut de l’ambition, c’est vrai, mais comme dans n’importe spécialité il faut acquérir un savoir faire...

Il faut adapter l’objectif à son niveau de pratique, autrement c’est le cheval qui trinque....et devant l’échec il ne faut pas agresser les juges et les organisateurs...

Ah, moi je vous le dis la vie n’est pas un long fleuve tranquille....

 

 

Jean Claude GROGNET (19/4/2016)    Des longues rênes pourquoi faire ?  (suite)

 

Globalement d’accord avec les précédentes interventions.        

         Mais où commence le niveau “des gens avertis ? Les propos de Roland Dimberton et de Vital Lepouriel me font réagir, abordent ils les vrais questions ?

         Il faudrait en terminer avec ce poncif "travailler long et bas" ... et parler plutôt de musculation du dos afin de pouvoir tourner la page et aborder l'équilibre du cheval, non ? sinon on arrive à avoir encore des chevaux de 15 ans incapables d’équilibre et sur les épaules toute une reprise, sans parler de l'absence du moindre signe de rassembler et pour cause ... mais vraiment jamais sanctionné!  

         Bien sur il est difficile  de se forger l’œil et les sentiments justes qui vont avec la construction du cheval, de son équilibre, et de sa locomotion la plus juste possible. C’est tellement facile de laisser le cheval long et de ne rien demander. Là c'est certain la locomotion ne sera pas perturbée ou peu !  Je pense  que les enseignants sont  allés trop loin   sur l’éducation du dresseur et du cheval sur cette notion de “long et bas” sans donner la suite de l'histoire.        

         Long et bas est trop souvent pris comme une finalité. Petite digression pour les "gens avertis" , aujourd’hui les écoles étrangères  parle plus volontiers du “rond et bas” (ce qui n'a rien à voir avec le rollkur ) et des  exercices préparatoires à la mise en équilibre du cheval et de " l'exploitation juste" de sa locomotion.

          Sans doute les futurs dresseurs cherchent ils les "trucs" alors qu'ils devraient être convaincus  que les solutions sont ailleurs et que le  travail juste sera bien long a prouver ses effets. Mais à qui la faute?

          Pourquoi notre enseignement amène t il nos meneurs amateurs soit  à construire des chevaux plats  sur les épaules, ou artificiellement placé et creux du dos? Pourquoi ces chevaux plats et ne sont pas plus sanctionnés sur  les épreuves amateur dressage  attelage? La notion d'équilibre est absente des protocoles, elle est pourtant fondamentale.

         Le meneur amateur qui souhaite progresser sait il où il peut entendre des explications théoriques avec un professeur dresseur, et voir un cheval comme support de  démonstration sans lequel la théorie ne restera que théorie? La théorie c'est le savoir, la pratique c'est le savoir faire, mais c'est toujours la connaissance qui doit précéder l'action (*)...théorie et pratique autour du cheval  pour apprendre   comment rechercher cet équilibre, juger de la rectitude du cheval   et comment rechercher le cheval droit, juger de la tension du dos comment la construire et l'observer, le cheval en avant, les indices de la vraie impulsion.... Le meneur amateur qui souhaite progresser sait il où il peut aborder cette démarche ? je n'en suis pas sûr  et ça ce n'est pas le temps d'un week end que l'on peut l'apprendre, il faut des mois d'un constant apprentissage.

         Les LR aident a aborder les notions fondamentales souvent absentes à ce que l'on peut en voir autour des carrières,  équilibre, rectitude ... le long-rêneur est à pied, il peut juger de ses actions de main, de l'attitude de son cheval, de sa locomotion... encore faut il qu'il en ait dans sa tête les bonnes images! Pas certain  que la tournure des concours LR prendra ce chemin  et le Travail à pied  a tous les risques de ne devenir que la 37 ème discipline équestre à usage des Clubs ...        

          Enfin les enrênements ou renvoi aux LR n'ont rien à faire sur un terrain de concours, à la détente ou au paddock. Ce qui a été vu à Deauville en ce début d'année devrait nous alerter sur le mauvais chemin pris, mais je ne sais pas si les pilotes étaient des "gens avertis".  Sauf pour les épreuves de Dressage Club où  je crois le gogue est autorisé, dans les épreuves de Dressage rênes allemandes et autres sont interdits. Ne faisons pas entrer le loup dans la bergerie.  

Mais ce n’est que mon avis.

(*) Aloïs Podhajsky

 

Vital LEPOURIEL (14/4/2016)  Philosophie de la formation  (suite)

 

Il faut se poser la question de savoir si le « contact avec la bouche » du cheval sert à « tenir le cheval », à éviter une « chute du cavalier », à « rassurer le meneur » ou à « se faire comprendre » du cheval….

Ces différents points du vue sont tous défendables selon le niveau où l’on se situe.

Ø  Le niveau Club 2 tend à sortir le pratiquant du premier stade qui est naturel.

Ø  Le niveau Club Elite recherche le dernier

Ø  Le niveau Club 1 est intermédiaire.

Notre démarche aspire à amener nos pratiquants à un emploi des aides où le contact léger et permanent de notre main avec la bouche du cheval, combiné avec les autres aides, va nous permettre de nous faire comprendre de notre partenaire, l’amenant à développer toute son expression physique et morale.

Les épreuves de travail à pied sont d’excellentes conditions pour faire évoluer pratiquants et équidés. Bravo aux enseignants qui se sont déjà investis dans cette démarche ainsi qu’à la Fédération qui a sorti un règlement en 2016 sur les épreuves de « Longues rênes ».

Oui vous avez raison ces épreuves soulèvent des questions et nous ne pouvons que nous en réjouir. Il n’y a que les sujets sans intérêt qui laissent indifférent.

Sur quoi portent les plus nombreuses interrogations ?

Sont évoqués le plus souvent les « difficultés des contrats » et le « matériel utilisé ».

Pourquoi ?

Dans cette discipline qui est nouvelle, chacun arrive avec ses certitudes et son expérience et beaucoup improvisent. Comme le disait monsieur de Coubertin, « l’essentiel est de participer »  Nous sommes, dans un « premier temps », ravis de cet engouement mais notre objectif est que cela débouche sur un « deuxième temps »….où le travail bien fait avec une bonne technique, permet de tendre vers une belle subtilité des aides afin d’atteindre une parfaite harmonie dans le couple « homme équidé ».

Pour éviter des tâtonnements inutiles, comme dans n’importe quelles activités, il est utile de se rapprocher d’une personne compétente.

Nous avons la chance d’avoir 2 Experts Fédéraux compétents avec Pierre Chapuis qui a travaillé sur le niveau Club 1 et Club 2 ainsi que Deborah Sokil qui a travaillé elle sur les épreuves Jeunes Chevaux (qui doivent paraitre sous l’égide de la SHF) et le niveau Club Elite. Nous avons également actuellement des enseignants qui se sont investis dans cette démarche et ont des Brevets décernés par leur CRE. Adressez vous à eux pour progresser le plus agréablement possible.

Ma position sur les « L.R en renvois » :

Je suis contre leur utilisation en ordre général mais dans un « premier temps » je les accepte, car le plus de participants dans un contexte de sécurité est intéressant.

Dans un deuxième temps la qualité de la locomotion des chevaux bien travaillés et donc sans enrênement devaient rallier les pratiquants, les enseignants et les juges. A ce moment là et pour aider l’évolution, l’interdiction au règlement sera très utile…Laissons le temps au temps mais travaillons pour cela.

 

 

Roland DIMBERTON (13/4/2016) :

 

Comme tous les enrênements, les longues rênes en renvoi ont leurs avantages et leurs inconvénients

Comme les rênes allemandes, il ne faudrait pas qu'elles soient autorisées lors du déroulement des reprises.

Par contre il serait dommage de les interdire au paddock avant l'épreuve.

En effet, leur capacité à gérer et détendre un cheval chaud, peureux ou tendu dans un environnement nouveau peut être utile.  

Cet enrênement (comme bon nombre d'enrênements) peut être bénéfique sous conditions :

     - être utilisés avec parcimonie

     - être utilisés par des gens "avertis" 

     - ne pas considérer qu'elles servent à faire céder un cheval dans sa bouche en lui ramenant à tout prix le nez contre le poitrail

     - l'utiliser avec un filet simple

TOUS les enrênements peuvent être considérés comme des moyens de coercition plus ou moins contraignants

C'est l'utilisation qu'on en fait qui est importante

Les enrênements peuvent aider à la gymnastique du cheval, à orienter et favoriser le travail du cheval dans le bon sens, vers l'avant et le bas

Il est bien évident que ce serait mieux si on pouvait effectuer cette gymnastique en se passant de tous ces artifices

Mais qui n'utilise jamais d'enrênements ? 

     La notion d'engagement du postérieur interne ou externe, et l'action alternative de chaque main me passe carrément au-dessus de la tête.

J'essaie seulement d'avoir le plus de liant possible avec le déplacement de mon cheval pour l'accompagner au mieux dans ses mouvements.

Un enrênement bien compris vaut mieux qu'un mors d'attelage mal utilisé (et on en voit beaucoup !!!). 

 

Chacun d'entre nous a son propre niveau de compétence équestre qu'il essaie bien sûr d'améliorer.

 

 

 

 

 


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