Article proposé par JeanClaudeGrognet, paru le 16/02/2019 08:39:18
Rubrique : Actualités, lu 908 fois. 5 commentaires
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Pour ou contre l'IFCE ?


 

   BFMTV.com

 

      A quoi sert l'Institut français du cheval... et ses 45 millions d'euros de subventions de l'Etat par an?

     Parmi vos propositions: la réduction du nombre d'agences publiques. Certaines sont très connues, d'autres sont un peu plus confidentielles, comme par exemple l'Institut français du cheval et de l'équitation qui fonctionne avec un budget plutôt confortable.

 

    L'Institut français du cheval et de l'équitation (IFCE), une coquille vide, un mastodonte qui n'a plus de sens, siffle un ancien ministre passionné d'équitation. Pas tendre avec l'Institut français du Cheval. Un institut aux moyens très larges: 45 millions d'euros de subventions de l'Etat par an, 4 sites nationaux à gérer, et 700 agents.

 

    Des agents qui attendent pour beaucoup la retraite poursuit l'ex-ministre, très remonté. Parmi ces fonctionnaires, des maréchaux-ferrants, des vétérinaires, des écuyers, pour prendre soin des 900 chevaux sous leur charge. Mais aussi des contrôleurs, des statisticiens pour faire l'inventaire des chevaux en France.

 

    La Cour des Comptes appelle à son extinction

 

    Des missions déjà réalisées par d'autres institutions, selon un élu spécialiste de la filière équine, qui dénonce de nombreux doublons.  A tel point que la Cour des Comptes appelle depuis 2016 à l'extinction pure et simple de l'Institut. Mais malgré des réductions de postes ces dernières années, la suppression de l'IFCE n'est pas prévue par le gouvernement.

 

    Romain Cluzel

 

 

 

 

 

 

        

 

Les missions : accompagner la filière équine

 

    L’Institut français du cheval et de l’équitation, créé par le décret n°2010-90 du 22 janvier 2010, est placé sous la double tutelle des ministères chargés de l’agriculture et des sports. Il accompagne la filière équine au plan national et international afin de l’aider à développer de la valeur ajoutée. La qualification d’institut technique agricole (ITA) a été accordée à l’Ifce par le ministère de l’agriculture et de l’alimentation par un arrêté du 8 février 2018.

 

    Pour  mener à bien ses missions régaliennes et techniques, l’institut agit pour :

* produire et transférer les savoirs relatifs au cheval et à l’équitation,

* accompagner l’équitation et le sport de haut niveau,

* assurer la traçabilité des équidés,

* valoriser le patrimoine matériel et immatériel du cheval et de l’équitation.

 

    L’Ifce est l’instance de concertation institutionnelle des acteurs de la filière équine, afin d’identifier et d’anticiper les évolutions du secteur et de son environnement.

L’adhésion à l’Acta (Association de coordination des instituts techniques agricoles) apporte à l’Ifce et à la filière équine une ouverture vers d’autres filières agricoles, une présence dans un réseau reconnu, un partage de compétences, une mutualisation d’actions transversales, une visibilité de la filière, notamment, son insertion agricole dans le cadre de la négociation actuelle de la PAC pour 2020.

 

    Au plan national

 

    L’Ifce est en charge d’animer une veille et une réflexion avec l’ensemble des acteurs de la filière pour élaborer un plan stratégique, en complément de celles menées par FranceAgriMer pour les filières agricoles. Ces échanges peuvent contribuer à l’émergence de nouveaux produits équestres.

 

    L’Ifce est l’opérateur direct du ministère chargé de l’agriculture (Maaf) pour mettre en œuvre sa politique de soutien aux acteurs de la filière équine, à travers des procédures d’interventions sécurisées et transparentes. L’institut lui apporte également son soutien dans sa politique de sécurité sanitaire par la mise en œuvre d’un corps de contrôleurs sanitaires.

 

    L’Ifce élabore avec des maisons mères de la filière équine un programme de développement pour la valorisation économique des produits d’élevage et des équidés de sport avec la Société hippique française (SHF), d’une part, pour le développement des usages des équidés de travail avec la Société française des équidés de travail (SFET), d’autre part.

 

    Pour intervenir au plus près des besoins de chaque association de race, l’Ifce coordonne un réseau d’interlocuteurs de races qui assurent un lien entre chacune de ces structures et l’institut.

L’Ifce participe à la veille réglementaire, notamment au plan européen, au service de l’Etat et des organisations socioprofessionnelles.

 

Appel à projet de financement du Ministère de l’agriculture

 

    L’Ifce lance des appels à projet ayant pour objectif la mise en œuvre d’un dispositif de soutien aux projets en faveur de la filière équine et asine conduits par les organisations nationales actives dans les secteurs de l’élevage équin et asin.

Consultez les appels à projets

 

    Au plan international

 

 L’Institut français du cheval et de l’équitation apporte son appui aux acteurs économiques de la filière pour développer des actions de coopération institutionnelles qui favorisent le rapprochement entre les pays du monde.

    L’Ifce apporte son concours à la direction générale de l’alimentation (Maaf) pour ouvrir les marchés étrangers aux exportations de chevaux et de semences et pour aider les acteurs économiques à exporter.

Pour en savoir plus sur la mission et les actions de l’Ifce à l’international

 

Source www.ifce.fr

 


  Commentaires
-Enfin la question !!! par VALEGRO (16/02/2019 14:46:34)
En lisant l'exposé de la cour des comptes, et ne lisant ce que fait soi disant l'IFCE, il n'y a pas photo, on supprime ce dinosaure qui n'a plus lieu d'exister, puisqu'au départ les Haras Nationaux étaient nécessaires pour la remonte de la cavalerie militaire, la conservation des races et l'amélioration via l'étalonnage public; Mais depuis, l'évolution sociétale, la fin des frontières, et l'apparition de l'étalonnage privé en France puis européen au plus des préoccupations de la recherche en génétique amélioratrice a supplanté l'étalonnage public qui était contraint à des budgets et non à une vision commerciale. Et pour le fonctionnement de tout ceci, a été créée l'Ecole des Haras au Haras du Pin qui s'est diversifiée au fur et à mesure.
Mais tout cela a vécu. Le monde change et il n'est plus tolérable de vouloir sauvegarder un schéma organisationnel qui n'est plus adapté. Le Roi est mort , vive le Roi... Aussi, vendons tout cet immobilier obsolète malgré l'empreinte historique de ces lieux, mais pour avancer il faut arrêter de regarder en arrière. Mettons dans l'économie concurrentielle ce qui doit l'être , telles les écoles d'attelage, mettons ce qui ressort du "brio" de l'équitation française inscrit à l'Unesco ( Le cadre Noir) dans une structure spécifique sous couvert du ministère de la culture, et l'iFCE-ENE doit redevenir simplement ce qu'elle était l'Ecole Nationale d'Equitation ( sous couvert du ministère J&S) et qu'elle retrouve sa vocation pédagogique pour former les futurs BE et DE afin que ceux-ci sortent diplômés avec un vrai savoir technique, un vrai savoir pédagogique.
Et enfin, que le pôle France voltige et CCE soit recentré au sein de Lamotte Beuvron, lieu d'affectation des EDF; Pourquoi dépenser tant quand on peut investir mieux ?
Bien sûr , ceci sera un éternel débat entre les progressistes, et les conservateurs, mais , à l'époque où les finances publiques sont plus que dans le rouge, toute source d'économie est la bienvenue, et je sais que je ne vais pas me faire que des amis , mais ici j'ai l'habitude de rencontrer des traditionnalistes.
Bien à vous. Bonne lecture, Bons commentaires ou griefs.
-Borgne ? par JeanClaudeGrognet (16/02/2019 18:10:03)
La Cour des comptes est dans son rôle en se situant sur la seule question économique. Il y a d'autres aspects, ne serait ce que le patrimoine culturel et le soutien à la filière et au haut niveau. Concernant Le Pin et son Ecole, qu'aurions nous à gagner ( la discipline de l'attelage) en faisant disparaître cette école ?
Opposer "progressistes " et conservateurs ne me parait pas être le meilleur débat.
-Bien lire par VALEGRO (16/02/2019 20:05:06)
Bien lire pour ne pas être aveuglé par une démagogie de défense du patrimoine culturel. La France n'a pas autant que cela la fibre de défense de la chose culturelle malgré les subventions saupoudrées par çi par là; les anglo-saxons ont plus cette culture notamment à travers les fondations. Relisez bien mes lignes, je défends le patrimoine culturel qu'est le cadre noir pour que celui-ci soit intégré au ministère de la culturel du fait de l'inscription à l'unesco. Le patrimoine immobilier est déjà en partie cédé soit à des structures mixtes, soit à des GIP; quant au patrimoine hippomobile des Haras, il y a une réflexion à avoir quoi en faire et où le présenter ( Ecuries de Versailles, Ecuries de Fontainebleau, Haras du Pin,???). Mais pour le reste, la formation plus que médiocre des actuels et futurs BE voire DE et DES aurait dû rester au sein de l'ENE. Je me souviens de la pédagogie enseignée avec Franck David, l'éducation du jeune cheval avec Mr Sanson, le dressage avec Mr Francqueville, les longues rênes avec Philippe Karl.
L'enseignement de l'attelage est une activité concurrentielle donc il faut sortir les écoles d'attelage IFCE de ce giron public pour le mettre au niveau économique de toute activité marchande. Les fameux CS ( jeune cheval CSO, jeune cheval Dressage et utilisation des équidés en attelage) devrait être enseignés au sein de l'ENE, et non pas dans des Haras. Concernant l'Ecole des Haras de Nonan Le Pin, pourquoi ne pas envisager le rapprochement des formations dispensées avec le réseau MFR.
Quant au pseudo soutien à la filière et au Haut Niveau, il y a doublon de facto avec les instances nationales de type SHF, Unic, etc.... et le soutien au Haut Niveau appartient à la mission du Ministère des Sports. L'achat de chevaux via les Haras et confiés à tel ou tel centre équestre et /ou cavalier selon le bon vouloir du directeur est résolu, et ce n'est certainement pas la dernière tentative de soutien pour les JEM qui peut conforter cette vision étatique déloyale. Et le contrôle vétérinaire se fait par le biais de la DSV. On est bien dans la caricature du millefeuille administratif, et là je reviens Don Camillo quand il parle de carrière personnelle et d'idéologie.
On ne peut souhaiter évoluer, progresser dans un souhait démocratique avec une organisation jacobine. Et je maintiens qu'en ces temps de difficultés extêmes pour les finances publiques, il est urgent de faire des économies.
-Ce n'est que mon avis ... par JeanClaudeGrognet (17/02/2019 08:57:20)
Vous dites ....
"Mais pour le reste, la formation plus que médiocre des actuels et futurs BE voire DE et DES aurait dû rester au sein de l'ENE" : Oui
"L'enseignement de l'attelage est une activité concurrentielle donc il faut sortir les écoles d'attelage IFCE de ce giron public pour le mettre au niveau économique de toute activité marchande" : Non l'Ecole du Pin doit former des enseignants pour acquisition Pédagogie Technique attelage et offrir des stages spécifiques de qualité au public.
"Quant au pseudo soutien à la filière et au Haut Niveau, il y a doublon de facto avec les instances nationales de type SHF, Unic" : Oui . Que faut il supprimer ? IFCE ou SHF et UNIC ?
" Echec de la dernière tentative de soutien pour les JEM" : Oui le soutien pour les JEM a été un échec mais je suis très partisan de la présence de cavaliers et meneurs de l'IFCE en compétition avec des chevaux de l'IFCE ( immersion dans le monde sportif permanent > formation permanente ) en national et international.
-Précision par Doncamillo (16/02/2019 17:14:23)
Bonjour à vous tous,
Je me permet de donner mon avis qui n'engage que moi.
Je peux assez facilement m'exprimer sur ce sujet pour différentes raisons qui sont notamment le fait que j'ai fait partie de cet établissement pendant 5 ans, le fait qu'aujourd'hui je peux m'exprimer librement et le fait que ce sujet me paraît important au vue de l'enjeu pour la filière équine et plus particulièrement pour le développement de notre activité "attelage".
L'IFCE doit à mon avis continuer d'exister. Ce que cet établissement ne fait pas assez ou assez bien aujourd'hui c'est remplir sa mission principale : L'appui à la filière.
Il y a dans cet établissement une importante diversité de personnes avec d'excellentes compétences et une implication totale dans leurs missions. J'ai eu la chance de pouvoir les côtoyer et travailler avec eux.
Il y a aussi des non sens. Des politiques territoriales attelage travaillant à l'opposé des politiques nationales (Le Pin/Saumur) mais aussi des territoires plus en adéquation (Uzès/Saumur) et des territoires esseulé (Rosières/Saumur). Ce manque de cohérence ne peut entrainer que des disfonctionnement et une vision perturbée des objectifs à réaliser.
Je suis assez pessimiste quand à l'avenir de cet établissement non pas par rapport à sa nécessité d'apparaitre dans le décor de la filière équine mais dans sa capacité à construire un projet pour la filière. Les dirigeants de cet établissement me semblent, aujourd'hui, un peu trop éloignés du terrain et de ses préoccupations. Ils courent après des objectifs personnels (carrière, idéologie) sans se souvenir que ce sont des acteurs du service public donc au service du public.
Je ne suis pas amer de la fin de notre collaboration mais je suis juste un peu triste et déçu de n'avoir pas pu infléchir un peu plus les choses et du manque de considération humaine du directeur de la formation.
J'en profite pour souhaiter à mon successeur tous mes voeux de réussite même si je sais pour l'avoir vécu qu'il n'aura que très peu de possibilité de faire évoluer un "mastodonte" comme l'IFCE.
Bien à vous.