Article proposé par JeanClaudeGrognet, paru le 29/03/2015 15:20:51
Rubrique : Culture générale, lu 1557 fois. 4 commentaires
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Le Quiz du dimanche de JCG (et la réponse) : un film


 

Cinéphiles c'est à vous ... quel titre et quelle histoire pour un film ?

 

 

REPONSE

 

     Marina Hands

 

Canalblog

 

Révoltée par la vente du cheval d’obstacle qu’on lui avait promis, Gracieuse, cavalière surdouée, claque la porte de l’élevage qui l’employait. Elle redémarre à zéro en acceptant de rentrer comme palefrenière dans le prestigieux haras de dressage qui jouxte la ferme de son père, en Normandie. La propriétaire, Joséphine de Silène, y dirige d'une main de fer un entraîneur allemand de renommée internationale, Franz Mann, ancien champion devenu cynique et usé. Dans ce microcosme de pouvoir et d’argent, Gracieuse n’a pour seule richesse que son talent, son caractère bien trempé et surtout sa rage d’y arriver. Prise au jeu d'entraîner un cheval délaissé – avec la complicité amusée de Franz –, elle poursuit son unique obsession : avoir une monture à elle, qu’elle emmènerait au sommet…

Le cinéma et les chevaux

Onze ans après l’ambitieux film en costumes Saint-Cyr avec Isabelle Huppert, Patricia Mazuy revient avec le formidable Sport de filles qui réunit ce qu’elle aime et connaît le mieux : le cinéma et les chevaux. Ce film possède une dimension documentaire qui nous fait entrer dans un monde peu connu du grand public, fait de codes et de gestes très précis, où règnent dévotion, travail et discipline. Mais Sport de filles est aussi une allégorie sur la lutte des classes et le capitalisme (l’argent domine tout, et les chevaux deviennent une valeur de transaction) et sur les rapports hommes-femmes, eux aussi réglés selon des rites de soumission, de pouvoir et d’observation. Dans le rôle d’une ancienne gloire de l’équitation, passée maître dans le dressage des chevaux et la séduction des femmes, l’acteur suisse Bruno Ganz livre une composition surprenante.

·         Réalisation : Patricia Mazuy

·         Date de sortie  France : 25 janvier 2012

·         Marina Hands : Gracieuse

·         Bruno Ganz : Franz Mann

·         Josiane Balasko: Joséphine

·         Amanda Harlech : Susan

·         Isabel Karajan : Alice

·         Olivier Perrier : le père de Gracieuse

·         Lionel Dray : Jacky

·         Muftie Alpin : Mina

·         Matthias Alexander Rath : Franz Mann jeune

·         Marion Casabianca : Irène

 

Télérama

Elle porte un bandeau de pirate. C'en est une, d'ailleurs, en dépit de son prénom : Gracieuse. Elle n'en a pas le droit, mais, en l'absence de la propriétaire du haras, elle fait travailler un cheval. Elle le dresse des heures, des jours durant. Et la voilà en route vers un concours hippique, à la poursuite d'un entraîneur qu'il lui faut convaincre. Au volant, elle se répète une étrange litanie. Une chorégraphie mentale, comme une prière : « Trot moyen, galop à droite, appuyer à droite, changement de pied, ­appuyer à gauche, diagonale, piste à droite, changement de pied, piste à gauche, pirouette... »

Le Monde

 

La tragi-comédie s'enlève sur fond équestre, entre haras normand et concours de dressage francfortois. Autour des bêtes, somptueuses, une intrigue sentimentale et financière met en jeu, à la manière du "théâtre épique" de Brecht, une galerie de personnages fortement typés. Franz Mann (Bruno Ganz), l'artiste : ancienne gloire de l'équitation germanique et grande figure du dressage, qui s'est fait mettre la bride sur le cou par une propriétaire de chevaux française. Joséphine de Silène (Josiane Balasko), l'aristo : directrice d'un prestigieux haras normand, c'est une maquignonne à particule qui tient ses chevaux, en même temps que son compagnon Franz, sous une main de fer. Suzan (Amanda Harlech), la bourgeoise : séduisante milliardaire anglaise et amante de Franz, elle rêve d'enlever celui-ci à Joséphine pour le mettre au pied de son lit en même temps qu'à la tête de ses haras californiens. Alice (Isabel Karajan), l'écuyère : fille de Joséphine et cavalière attitrée du haras, elle revendique de toute sa hauteur l'attention de Franz. Gracieuse (Marina Hands), la prolo : fille d'un petit paysan local et tête de bois, cette palefrenière est prête à tout pour conquérir le droit de monter.

 

Libération

Sport de filles, comme tous les films de cette cinéaste surdouée mais trop rare, traite assurément de la lutte des classes. Mais il n’y a pas plus de sociologie que de psychologie dans la façon dont Mazuy nous restitue les choses. Pas le moindre sentimentalisme non plus. Ni dans le regard porté sur les bêtes ni dans celui consenti sur les hommes. Le rapport de la cinéaste au cheval est très éloigné des mièvreries habituellement liées à ce qui est devenu un phénomène de société : l’engouement statistique des femmes pour les sports équestres, qui connaissent un essor sans précédent en France. Le titre est donc à considérer avec une forte option ironique.

 


  Commentaires
-Film dressage JEM ? par Harden (29/03/2015 10:04:43)
Isabelle Werth avec Bella Rose 2 aux JEM 2014 - deuxième place en individuel derrière Charlotte Dujardin.
-non par JeanClaudeGrognet (29/03/2015 12:40:56)
Il s'agit bien d'un film sur " le dressage" , mais pas d'un film technique , ni le film d'un concours. Les acteurs sont connus.
-film " Sport de filles " ? par Harden (29/03/2015 13:39:22)
Marina Hands et Josiane Balasko
-oui par JeanClaudeGrognet (29/03/2015 15:14:34)
avec Bruno Ganz également. Un film qui plonge le spectateur dans le petit monde du dressage de haut niveau sur fond de lutte des classes. Personnellement j'ai bien aimé, l'auteur a su éviter les pièges d'un titre qui pouvait laisser prévoir le pire.