Article proposé par JeanClaudeGrognet, paru le 01/09/2009 14:34:58
Rubrique : Culture générale, lu 3887 fois. Pas de commentaires
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Voiture de marathon d'hier


 

         Découverte par hasard, placée en décoration à l'entrée d'un club hippique en Allemagne, cette voiture est bien un exemplaire des premières voitures de marathon,  telles que celles utilisées par les meneurs des années 70 et 80, à la naissance des premiers concours d'attelage.

         Des meneurs de renom comme le Prince Philippe Duc d'Edimburg, les Champions du Monde  Auguste Dubey (Sui),  Tjeerd Velstra (Ned),  Georgy Bardos (Hun), Hans Peter Ruschlin (Sui)   et chez nous M. de Chézelles, Christian de Langlade, Gérard Sainte Beuve et bien d'autres  ont attelé avec ce type de voitures. L'évolution  de la conception  des voitures de marathon a été ensuite très rapide, allant de paire avec l'évolution des obstacles et du dressage des chevaux: de plus en plus vite, de plus en plus court.

         Ces voitures du premier âge étaient tout naturellement issues des voitures utilisées dans les fermes  il y avait encore peu de temps pour les pays d'Europe de l'Ouest.  Ces  voitures étaient encore très présentes dans l'agriculture des pays de l'Est comme la Hongrie.

         Les modifications étaient simples pour la compétition : soudures de barres métalliques sur les roues afin de faire office de "chasse-piquet" …

 

On renforçait le train avant  par des cadres d'acier …

 

         …. tandis que le timon de bois était entouré d'une solide corde comme un rosbif, afin d'empêcher celui-ci en cas de brisure, de venir blesser les chevaux (pas de photo).

         Les chevaux devaient connaître leur travail car le meneur ne disposait que d'un frein symbolique. Certes la "manivelle" avait été remplacée par un "frein à pied " mais la mécanique était restée la même… de même que les sabots de freins.

         la pédale de frein …

 

…. et la mécanique et le sabot de frein         

vous imaginez bien que dans les descentes il fallait bien anticiper sa vitesse et s'en remettre à la bonne volonté des chevaux plus que de la pédale !

Le rôle des grooms était lui aussi plus que limité si l'on en juge par les conditions d'accès à l'arrière de la voiture !

 

et la place qu'ils devaient occuper durant l'épreuve !

 

 

         le meneur et son juge (il y a eu longtemps un juge aux allures dans la voiture) étaient eux installés de façon tout aussi rudimentaire, protégés des chutes sur les côtés par des protections métalliques.

 

 

         Les incidents étaient  fréquents comme vous pouvez l'imaginer mais l'évolution s'est faite rapidement, tout en conservant dans un premier temps les roues de bois protégées …

photo du livre " l'Attelage de compétition" de SAR.Philippe d'Edimbourg

 

         Sont apparues ensuite les roues en fer, les suspensions à bras de torsion caoutchouc (Robin), et les freins hydrauliques sur des châssis  métalliques tel que nous connaissons nos voitures d'aujourd'hui.  

         Des matériaux "nobles" entrent désormais avec succès dans la construction des voitures modernes;  matériaux composites, aluminium … et  les recherches sur la suspension idéale passionne toujours les constructeurs de voitures, mais sans doute l'essentiel a-t-il était réalisé car on ne fera pas de nos chevaux des Robocop !


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