Article proposé par JeanClaudeGrognet, paru le 17/10/2021 08:47:13
Rubrique : Interviews, lu 1311 fois. 7 commentaires
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5 PAROLES d'ORGANISATEURS de CONCOURS


 

                  

               attelage.org a interrogé 5 organisateurs de régions différentes en leur posant ces 2 questions: Comment viviez vous l'organisation de vos concours ? Comment voyez  vous évoluer la discipline ?

          Les réponses et les situations sont très différentes, jugez en.

          Cet article est ouvert aux autres organisateurs, les pages d'a.o sont ouvertes, il suffit de se faire connaitre.

 

              

               Daniel Servaes organisateur des concours de Lignières en Berry

          « Le Pôle du Cheval et de l'Ane met à notre disposition ses installations, mais nous payons une location au propriétaire du site. Nous avons les mêmes frais fixes que n'importe quel organisateur. Notre avantage c'est que nous pouvons offrir aux meneurs une centaine de box en dur, des hébergements, un parking pour une centaine de camions, électricité, lumière.

          Pour nous organisateurs, le plus dur c'est de trouver des conseils, lorsque l'on appelle la fédération personne ne nous répond. Je regrette le temps où nous avions Patrick Michaud, nous étions mieux servis. C'est usant, je passe mon temps au téléphone à essayer de joindre Quentin Simonet, pour obtenir un simple renseignement. Nous organisateurs, nous nous battons toute la saison pour faire de bons concours, recruter et garder les bénévoles. Aujourd'hui ce n'est pas facile de trouver de l'argent, et l'on a du mal à communiquer sur ce que l'on va faire. L'attelage n'attire personne, les exposants viennent une fois sur le concours et ne reviennent plus faute de public.  

          Nous avons encore de la motivation pour organiser les concours d'attelage, nous aidons également les organisateurs des CCE, d'Endurance et des concours de Dressage. On essaie toujours de former des juges, de faire tourner les juges, de faire un peu de place aux jeunes juges, de former des chefs de piste en les faisant venir de tout l'hexagone. Auparavant nous avions une grand-messe tous les ans des officiels de compétition. On pouvait y exposer nos problèmes. Voilà deux ou trois ans qu'il n'y a plus rien. Je suis par ailleurs étonné que des gens qui veulent devenir juge ou chef de piste ne prennent pas contact avec nous organisateurs. On peut toujours les intégrer dans le staff technique ce qui leur  assurera une formation en les mettant en situation. Sur les Championnats de France que nous avons organisés, il y avait trois chefs de piste.

           Nous pensons déjà à 2022 et peut-être à l'organisation du Championnat de France… dont nous attendons toujours réponse de la fédération. Je suis bénévole, je m'arrache les cheveux tous les jours, mais j'ai avec moi une équipe de 35 membres dans l'association, une bande de copains et 80 bénévoles pour les concours. Cela dit pour nous, nous ne pensons pas organiser un CAI  sur le site du Pôle de l'Ane et du Cheval».

 

           Jean Claude Lecomte organisateur des concours de Saint Lo

 

          « Notre dernier concours a encore été compliqué à mettre sur pied en raison des restrictions sanitaires dues à la Covid. Il nous a fallu contrôler tout le monde, concurrents comme spectateurs. Certains de nos bénévoles ont décliné leur participation à l'organisation de notre concours, par crainte de l'épidémie. Nous avons donc dû faire plus qu'à l'habitude avec moins de monde. Il y a aussi des partenaires privés qui nous ont fait défaut, n'ayant pas retrouvé le plein régime dans leur entreprise. Pour nous cela a été une participation financière moindre. Nous n'avons eu qu'un seul exposant cette année.

          Heureusement le Conseil Départemental,  la Mairie et l'Agglomération de Saint Lo ont augmenté leur subvention. Nous verrons dans quelques jours si nous bouclons le budget. Nous avons toujours nos sponsors, les vans Barbeau, Agrial, la maison.fr, Optique 2000, le CRIL, les ambulances Lefebvre nous aident également beaucoup. Nous sommes bien entourés, nous avons aussi dans l'association des docteurs, des vétérinaires ou le maréchal ferrant. Toutes ces fonctions indispensables pour un concours ne sont donc pas une charge.

          Nous avons 90 adhérents dans l'association et 65 bénévoles venant d'une association voisine. Évidemment nous sommes beaucoup aidés par le Pôle Hippique de Saint-Lô et son personnel. Le championnat de France 2022 passera dans d'autres mains, et nous organiserons un concours en septembre ».

 

           Jean François Trangosi organisateur des concours de Compiègne

          « C'est le bazar dans l'attelage, c'est une catastrophe. Il faut d'abord rappeler que les concurrents sont nos clients. La dispersion de nos clients, parfois pour des raisons incompréhensibles, fait prendre des risques financiers aux organisateurs, et ces risques financiers l'organisateur en est responsable. Ainsi je connais deux personnes, condamnées au tribunal à payer les créanciers sur leurs propres deniers, parfois sur plusieurs années.

          Contrairement à ce que peuvent penser les concurrents, c'est bien eux par les engagements qui permettent, du moins en partie l'organisation d'un concours. Nous sommes plusieurs organisateurs des quatre coins de la France à dire que nous avons de quoi être inquiets, car nous avons globalement une baisse du nombre d'engagés de 25 à 30 %. On évalue à 10% - 15 % de cette diminution est due à l'épidémie de la Covid 19. Les sports équestres ne sont plus en expansion, contrairement à ce que l'on veut nous faire croire. Des confrères font la même analyse que moi, il y a une diminution du nombre de licenciés, et dans toutes les disciplines.

           L'établissement du calendrier est compliqué. L'événement important de 2022 c'est la Route du Poisson, la troisième manifestation sportive la plus importante derrière le Tour de France et Roland-Garros. Ce sont les ministères qui vont en définir la date, et aujourd'hui on ne connaît pas cette date, ce qui est fortement gênant pour prévoir un concours dans la période de l'été. La DTN valide également des concours Elite  sans avoir pris de renseignements sur les capacités matérielles réelles de l'organisateur, ou sur le calendrier régional. Il n'y a pas suffisamment de concertation, ce qui encore une fois peut-être dommageable pour un organisateur de concours qui ne trouverait pas des concurrents en nombre suffisant pour assurer son équilibre financier. Méfions-nous également de la dégradation de la qualité de nos concours, certains n'ont pas une organisation suffisamment étoffée en bénévoles ou techniciens de l'attelage.

          Une autre raison à cette diminution des concurrents, c'est l'introduction des nouvelles reprises de dressage. Les concurrents amateurs ne sont pas tous aptes à dérouler ces reprises, et de plus, n'ont pas dans leur entourage un instructeur pour les aider à progresser, quand bien même seraient-ils disposés à se payer un instructeur, ce qui n'est pas une généralité chez les amateurs. La durée de concours internationaux aujourd'hui est certainement trop longue, certains concours Elite  également. Ce ne sont  pas de  simples constats de ma part, c'est aussi ceux de mes confrères organisateurs.

          Nous pêchons dans l'anticipation des problèmes qui se posent à notre discipline, par l'absence d'une Commission d'Attelage capable de faire des propositions à la fédération. Aujourd'hui Quentin Simonet est injoignable, il a certainement beaucoup trop de missions sur les épaules...

          Il y a un autre problème, c'est celui du renouvellement des générations, des cadres de la discipline, juges, chef de piste, DTN, Bureau des calculs. Le renouvellement ne va pas de soit, les disponibilités professionnelles d'aujourd'hui ne sont pas celles que l'on connaissait à ma génération. Il faut aussi se préoccuper de la formation, et du plan de carrière  des nouveaux techniciens en rapport avec les capacités des candidats. Pour moi il ne faut pas simplement former les nouveaux, mais il faut se préoccuper d'une formation sur la durée. On a aujourd'hui des outils comme la visioconférence et le site de Lamotte-Beuvron, il faut s'en servir. Il y a dans les grandes régions d'attelage des formations qui fonctionnent.  

          Concernant Compiègne, les gros investissements qui vont être faits au Parc Equestre, sont faits pour en faire « une usine à concours », ce qui est foncièrement louable. L'attelage est l'un des sports équestres retenus, mais nous serons certainement amenés à entrer dans le cadre des manifestations et des contraintes du site. L'éventualité d'un marathon international reste problématique,  mais il est évident que si nous avions le budget, (et il serait important pour une épreuve de grande renommée), des portes s'ouvriraient avec l'ONF. Confirmation nous a été donnée récemment lors d'une réunion, que l'ONF était sensible à toutes les activités forestières, dont les sports équestres.

 

           Patrice Bagilet organisateur des concours de Verdille Attelage

          « Voilà trois ans que nous organisons le concours de Verdille, et nous avons chaque fois dû solutionner des problèmes différents. Le plus compliqué pour nous est de trouver des sponsors, et la résolution des problèmes financiers, comme je pense tous les organisateurs. Le démarchage auprès des éventuels sponsors demande un savoir-faire. Nous réfléchissons à ce problème, et nous cherchons à nous doter d'une personne qualifiée pour s'occuper spécifiquement de ce besoin.

          Nous avons un avantage sur d'autres organisateurs, c'est que le concours se déroule intégralement sur le domaine de Verdille Attelage, et nous apportons aux concurrents toutes les commodités, pass sanitaire sur place, électricité, toilettes, sanitaires et nous offrons le foin et la paille... Nous disposons d'un grand manège de 80mx30m dans lequel nous nous installons des panels comme ceux utilisés par les cavaliers d'équitation américaine. Ce sont des barrières de 3m et de 1,70m de haut qui nous permettent de proposer aux concurrents  des box de 3x3 pour un petit prix (45€). Tous les chevaux se voient, sont parfois plus calmes que dans des box démontables, et nous avons jamais eu d'accident ou d'incident. Pour tout dire je suis en train de me construire un hangar, afin d'y loger mes chevaux de cette même façon.

          Nous avons eu 56 attelages cette année, mais les années précédentes nous avions 90 attelages. Il faudrait arriver entre les organisateurs à une meilleure organisation du calendrier. Il y a eu cette année des concours qui se sont programmés en cours d'année. Aujourd'hui les meneurs se déplacent facilement de 300 km pour participer à un concours, il faut veiller à ne pas proposer dans ce cas de concours à moins de 2 ou 3 semaines d'écart.. Nous organiserons cet hiver plusieurs concours indoor.

          Il y a aussi un problème avec ces nouvelles reprises qui ont été trop rapidement imposées aux concurrents. Une année de préparation aurait été souhaitable. Je ne suis pas contre le changement de reprise, au contraire. Aujourd'hui il y a des meneurs qui n'ont pas repris la compétition, espérons qu'ils repartent en 2022 ! Il y a que les meneurs qui sont à fond dans la compétition qui sont repartis. De mon ressenti personnel on perd des meneurs parce que l'on ne se préoccupe pas assez du collectif.

          Il faut un peu plus de concertation de la part de la fédération avec les formateurs, les organisateurs. Il manque une instance entre la base de la fédération. A Verdille avec le Comité d'Aquitaine, nous sommes en train de nous y pencher, nous allons proposer quelque chose cet hiver. Il est urgent de penser aux organisateurs, aux formateurs et d'avoir une coordination nationale de la discipline.

           Il est important d'offrir des lots aux concurrents, il faut leur donner l'envie de revenir. Il faudrait aussi revenir aux primes, même modestes pour les meneurs amateurs. La fédération devrait participer à ces primes. Nous n'avons pas les rentrées du CSO car nous n'avons pas loin s'en faut le même nombre de concurrents, et nos charges, nos contraintes, les charges des meneurs sont aussi plus lourdes. Je suis également très agacé de voir que c'est toujours le même petit groupe qui est sollicité pour des stages à Lamotte-Beuvron. Si on veut faire progresser les jeunes et la base il faut donner des envies, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

 

           Bruno Bailliache organisateur des concours de Cholet

          « Tout d'abord il faut savoir que l'organisation d'un concours amateur et club répond à moins de contraintes que l'organisation d'un concours élite. Notre organisation du concours de Cholet s'inspire de l'organisation d'une petite entreprise. Le bureau de l'association est constitué de Mélanie ma fille, chef d'entreprise et ancienne contrôleur de gestion, d'Anne-Cécile notre secrétaire qui a sa jument chez nous, et de moi-même, ancien chef d'entreprise. Pour la "gestion" ça nous connait et pour les réunions ce n'est donc pas compliqué !

          Une contrainte est l'éloignement de mon domicile au lieu du concours, l'hippodrome de Cholet à 30 minutes ce qui implique de nombreux allers-retours dans la préparation de l'événement. Il faut aussi faire avec les gérants de l'hippodrome de Cholet qui sont eux aussi des bénévoles, et donc de leurs propres disponibilités. Du point de vue de son accessibilité, l'hippodrome est très bien desservi.

          Pour l'organisation nous nous appuyons sur deux logiciels, partagés en temps réel par les membres du Bureau:  Trello qui nous permet de structurer les taches de chacun avec une mise à jour, Workflowy logiciel très puissant permettant de retrouver toutes les informations stockées à partir d'un mot de recherche.

          Pour ma part cette organisation représente 140 heures de travail, et 300 heures pour l'ensemble du bureau. Nous avons une particularité, ce sont nos statuts qui rendent l'association accessible au mécénat. Nous pouvons dès lors avoir des déductions fiscales, sur des feuilles de frais des bénévoles, la comptabilisation des trajets… Cela nous fait autant d'aides pour notre budget du concours de Cholet. Les personnes qui nous aident peuvent bénéficier d'un avoir fiscal de 60 % de leurs investissements, pour les particuliers le taux monte à 66 %.

          Cela veut dire qu'un mécène qui donnerait 1000 € ne lui coûterait que 400 €. Celui-ci peut donc nous donner un chèque de 2500 €, il ne lui il en coûtera au final 1000 €, et notre association bénéficie ainsi d'aides substantielles. Financièrement notre association se porte bien, et nous avons la possibilité de faire des investissements pour le concours. Évidemment nous utilisons également des demandes auprès du Fond Eperon pour des projets d'aménagement de l'hippodrome de Cholet. Les frais fixes d'un concours d'attelage sont importants, et si nous rapportons l'ensemble des frais (location de l'hippodrome, juges..) à l'engagement d'un attelage, pour 50 meneurs il nous faudrait demander 90 € par attelage. La différence entre l'engagement du meneur et nos frais, nous est apportée par les mécènes, buvette, etc.

          Quand on lance le concours nous n'avons aucune angoisse budgétaire.

          La communication est extrêmement importante. Il faut veiller à augmenter en permanence l'attractivité pour les médias. Nous sommes très gâtés avec la ville de Cholet qui fait de l'affichage public gratuitement par exemple. L'année prochaine nous ferons une rencontre avec l'activité "cheval territorial "qui se fera en même temps que le concours, avec une campagne sur "le Cheval et le développement durable". Une action qui va nous rapporter du public et des mécènes.

          Nous réfléchissons également à la vente de produits dérivés, comme des polos, casquettes, objets divers... Nous avons eu en 2020, 2500 spectateurs sur le concours (en 2021 l'accès au public était fermé). Tout cela nous le devons à une extrême communication sur notre concours.

          Nous n'avons pas de problème de recrutement de bénévoles (80) nous avons un gros carnet d'adresses avec l'activité de Mélanie  La Calèche. Ce sont plutôt des retraités. Le concours 2022 à Cholet se fera les 9 et10 juillet ».

 


  Commentaires
-Sauvons les organisateurs par VALEGRO (17/10/2021 14:03:24)
Bonjour ,
En lisant ces analyses de ces organisateurs, il apparaît parfaitement de la déliquescence de l'environnement fédéral quant au soutien à cette discipline qui a ramené des médailles et qui a ce jour et à ma connaissance la seule discipline équestre qui n'a jamais eu de scandale dû au dopage. Organiser un concours quel qu'il soit, quelle que soit la discipline ou le sport demande un énorme travail de bénévolat rarement récompensé et salué dans cette société où tout est dû et tout doit être low cost mais avec des qualités de haute gamme. Les 2 ne vont pas ensemble.
Aussi, plusieurs questions me viennent :
1/Quel est le budget actuel de vos concours ?
2/ Quel est le budget minimum pour offrir un concours de qualité ?
3/ Quel est le budget idéal pour offrir un vrai spectacle ?
4/ Quel est le budget rêvé pour avoir un concours gratuit pour les concurrents et offrir un bel événement sportif ?
et une autre question: Ne serait-il pas intéressant d'intégrer les concours amateur avec les concours club, et laisser les élites se confronter uniquement sur les internationaux ?
En lisant l'analyse de mr baillache, il serait intéressant qu'il détaille cette particularité des statuts de son association avec cet avantage fiscal, car il parle de mécénat et non de sponsoring ( grande différente d'interprétation fiscale dans les textes et articles du CGI).
En lisant les propos de mr Bagilet, le fait de l'entre-soi à Lamotte pour les stages peut effectivement décourager, démotiver des personnes de bonne volonté, de qualité.
Et avec tout ceci, je réitère mes propos postés dans différents commentaires: Pourquoi n'y-a-t-il pas de commission d'attelage, et n'y-a-t-il pas des gens motivés pour aller à la guerre et en créer une ?
Bonne journée
-oui mais par JeanClaudeGrognet (18/10/2021 08:41:57)
Une Commission d'Attelage, c'est à l'évidence indispensable dans la discipline, mais sans intérêt pour la fédération!
Je vais retourner vers les 5 organisateurs, si il y a lieu de publier une suite, je le ferais.
-Organisation de concours par Hugoboss76 (19/10/2021 12:07:47)
Entièrement d'accord avec toi, il faut mettre en place un vrai responsable pour nos concours français!
Christian Derrey
-Pourquoi pas par JeanClaudeGrognet (19/10/2021 14:06:40)
Il existe une association des organisateurs, peut être faudrait il se rassembler autour de cette association. Ensuite il me semble que contrairement aux meneurs et aux juges, la fédération n'a pas de prise sur les organisateurs, vous devriez pouvoir obtenir satisfaction dans une demande de Commission. Après il ne faudra pas que cette Commission se termine en enterrement de première classe, la fédération fait ça très bien.
-Mécénat par Caleche (18/10/2021 18:34:27)
La démarche est assez simple pour une association de bénéficier de l'avantage "mécénat". Si la gestion de l'association est de type désintéressé, qu'elle ne s'adresse pas à un cercle restreint de membres, et qu'elle rentre bien dans le cadre des exigences de la loi mécénat, comme la plupart des associations sportives, il suffit d'envoyer au centre des impôts une demande de rescrit "mécénat". Le modèle se trouve sur service-public.fr. L'administration fiscale disposant de 6 mois pour répondre, il ne faut guère s'attendre à un retour rapide.
Nous utilisons cette possibilité pour obtenir de nos partenaires des ressources financières plus importantes, également pour obtenir des lots plus gratifiants auprès des entreprises. Cela permet aussi d'atténuer les frais liés aux déplacements des Juges, et à dédommager ou récompenser les bénévoles, sans oublier les membres du bureau.
Amicalement, Bruno Bailliache
-Réponse à Valegro par Caleche (19/10/2021 08:11:58)
Bonjour Valegro,
Quelques réponses:
1/Quel est le budget actuel de vos concours ?
Autour de 10.000 €
2/ Quel est le budget minimum pour offrir un concours de qualité ?
Pas de réponse facile. Cela dépend des infrastructures de base, de leur état, etc. Voir le "Cahier des charges de l'organisateur" de notre regretté Patrick Michaud.
3/ Quel est le budget idéal pour offrir un vrai spectacle ?
Le budget actuel augmenté de 5000 € minimum pour doter les 2 premiers de chaque catégorie
4/ Quel est le budget rêvé pour avoir un concours gratuit pour les concurrents et offrir un bel événement sportif ?
Concours gratuit veut dire 0 boxes et 0 engagements. Il faut ajouter un gilet pare balles pour ne pas être zigouillé par les autres organisateurs, car c'est la fin des autres concours.
Sérieusement, il faut que les concurrents prennent conscience des difficultés rencontrées par l'organisateur, et participent financièrement, en faisant marcher la buvette, par un soutien logistique, ou une reconnaissance du travail et de l'engagement.
Cela peut passer par exemple par la mise à disposition d'un membre de l'équipe pour aider un temps sur le concours, un coup de fil à un ami chef d'entreprise, l'activation de son réseau, ou des petites actions qui apportent un soutien.
L'organisateur ne doit pas être le "pianiste" du farwest. Il ne faut pas oublier qu'un concours régional important s'est arrêté (en partie) car un concurrent avait demandé l'éclairage dans les boxes ...
Un engagement à 35 € comme il se pratique en moyenne, ne couvre que 30 à 40 % des frais fixes. Le concurrent doit prendre conscience du "vrai" prix des choses. Et on ne parle pas du coût du temps passé par les bénévoles...
-Entrevoir l'avenir différemment par VALEGRO (19/10/2021 14:18:12)
Bonjour,
Merci pour ces éclaircissements. Quand à la question 4, elle n'est pas surfaite, ou emplie de cynisme. Ma question était de savoir quel est à votre avis le coût réel tout compris de l'organisation ( quand toutes les factures et notes de défraiement arrivent ) , quel est le montant souhaité pour couvrir les frais et offrir la gratuité du concours aux concurrents. Je m'explique dans un exemple. Je reprends vos propos et vos chiffres du concours national de Cholet organisé le 4/5 juillet 2021. Votre budget était de 10.000 € et avec 5.000 € de plus, vous auriez organisé un concours avec des récompenses. Pour couvrir vos frais de 10000 €, vous avez vendu des prestations d'engagement, reçu des subventions et des sommes venant de mécènes ( avec l'avantage fiscal que vous avez expliqué). Donc, ma question est la suivante: Une entreprise qui vous propose de prendre en charge la globalité de tous vos frais d'organisation et utiliser votre concours comme support de communication en qualité de corporate event ( avec le soutien et l'accompagnement du service communication/marketing de la dite société) devrait donc vous faire idéal de 15 à 20.000 €. Et votre budget est bien entendu consolidé avec les subventions des collectivités et autre partenaires historiques. Pour étayer mon propos, faites un parallèle intellectuel avec ce qui se fait dans le CSO avec HERMES au Grand Palais.
Bien à vous. Bonne journée