Article proposé par JeanClaudeGrognet, paru le 11/11/2018 08:09:31
Rubrique : Culture générale, lu 894 fois. Pas de commentaires
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11 NOVEMBRE, les chevaux aussi


 

La commémoration de  2018,  les chevaux aussi :  

 

      1914-1918 LES CHEVAUX DANS LA GUERRE

Avant la mobilisation, les armées disposent de 190 000 chevaux. 100 000 sont affectés au transport et aux activités de corvée et 90 000, à la cavalerie. Sur les 3,5 millions de chevaux que compte alors la France, 1 million d'entre eux ont été recensés en vue d'une éventuelle mobilisation. Réquisitionnés en 17 jours, 520 000 chevaux et mulets se retrouvent sur le terrain, ce qui est considérable. Si la mobilisation a été une réussite sur le plan quantitatif, en revanche, sur le plan qualitatif, ce fut loin d'être le cas.

         Les chevaux ont été vus de manière superficielle, on n'a contrôlé ni leur âge ni leurs tares, ni diagnostiqué les femelles gravides. Le plus important pour les états-majors était d'aller vite : la guerre, selon eux, serait courte et gagner une journée pouvait être décisif. Les chevaux ont été mis dans des conditions difficiles, ce qui explique en partie les énormes pertes des trois premiers mois, où 130 000 chevaux meurent. On les a épuisés, leur faisant parcourir des distances trop importantes, la nourriture, insuffisante, ne suivait pas, les chevaux n'étaient pas dessellés pendant plusieurs jours, ce qui entraînait des blessures. Le corps de cavalerie, qu'on avait poussé vers la Belgique, puis fait refluer, arrive épuisé dans la Marne, en 1914.

Joffre n'avait pas la culture du ménagement du cheval. Lors de la bataille de la Marne, les Français ont le dessus, il y a des trous sur la ligne de front dans laquelle la cavalerie aurait pu s'engouffrer, mais physiquement elle n'y parvient pas, car elle ne dispose pas des bons chevaux. Joffre a alors sanctionné les généraux de cavalerie parce qu'ils n'avaient pas répondu à toutes ses attentes... lire la suite 


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